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| Villa
Kerylos |
Au bord de la Méditerranée,
entre Nice
et Monaco, la Villa grecque Kérylos
est l’un des monuments les plus extraordinaires
de la Riviera.
Edifiée au début du XXème
siècle, à la Belle Epoque, elle
est la reconstitution unique au monde d’une
demeure grecque antique, parée, avec
un luxe inouï, de son décor mural
et de son mobilier.
Tel est l’hommage rendu à la
civilisation grecque par deux amoureux de
la Grèce antique, Théodore Reinach,
archéologue mécène, et
Emmanuel Pontremoli, architecte inspiré.
Conçue sur le modèle des maisons
nobles de l’Ile de Délos au IIème
siècle avant J.-C., la Villa Kérylos
est une invitation au voyage au cœur
de l’antiquité grecque. |
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Tout, de l’organisation
des espaces au raffinement de la décoration,
a été pensé dans le but
de recréer l’atmosphère
d’une luxueuse villa grecque.
Autour de la villa, le jardin offre une vue
splendide sur la presqu’île de
Saint-Jean-Cap-Ferrat et ses magnifiques demeures.
Il présente un choix harmonieux de
végétation grecque : oliviers
et vigne, grenadier, caroubier, acanthe et
myrte, lauriers-roses et iris, pins et cyprès,
palmiers et papyrus recréent l’atmosphère
grecque, sous le soleil de la Côte d’Azur.
La visite permet de découvrir l’ensemble
des pièces de la villa, des salles
de réception jusqu’aux lieux
les plus intimes. |
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A l’image des habitations
méditéranéennes, la villa
Kérylos s’organise autour du
péristyle, vaste cour centrale entourée
de douze colonnes monolithes en marbre blanc
de Carrare.
C’est là que le maître
des lieux, Théodore Reinach, aimait
à se promener.
La bibliothèque, construite sur un
étage et demi, est exposée au
levant pour faciliter la lecture au matin.
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| Elle recèle de nombreux
ouvrages de référence sur
l'art antique ainsi que de nombreuses œuvres
d’art et objets de la vie quotidienne
des Grecs anciens.
Dans la salle des banquets, nommée
Triklinos, trois lits dressés
à hauteur des tables permettaient
aux convives de prendre les repas allongés,
conformément au mode de vie des Grecs.
Le balaneion, bains privés
réservés aux maisons de luxe,
est en marbre tigré de Carrare.
Les Grecs avaient l’habitude de s’y
délasser avant le repas du soir.
Richement décorée, la chambre
de Théodore Reinach, Erotès,
est dédiée à Eros,
dieu de l’amour. De couleur ocre rouge,
elle est caractéristique de la palette
chromatique des Grecs. La pièce est
aménagée sur une grande mosaïque
représentant Dionysos sur une trière,
entourée de dauphins.
L’Ornitès, ou chambre
aux oiseaux, à dominante bleue, était
celle de Mme Reinach. Théodore Reinach
avait choisi pour décorer la chambre
de son épouse les attributs de la
déesse Héra, femme de Zeus
: le paon et le cygne. |
Entièrement meublée,
la villa reconstitue jusque dans les moindres
détails le raffinement de la décoration
des palais grecs antiques.
Le mobilier d’une élégance
raffinée est l’un des aspects
les plus remarquables de la Villa. Inspiré
d’une façon très exacte
de modèles antiques, il a été
conçu selon des méthodes artisanales. |
Coffres, pupitres, tabourets
tressés de cuir, tables à
trois pieds, lits de bois et de bronze…
Tout a été confectionné
avec des précieux dans des bois exotiques
précieux : palissandre, prunier d’Australie,
bois d’Angélique, noyer d’Amérique,
citronnier de Ceylan… et incrusté
d’ivoire ou de corail.
Dans toutes les pièces, fresques
et mosaïques, inspirées de documents
antiques, représentent des scènes
de la mythologie grecque. |
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Le visiteur assiste à la mort de
Talos après la conquête de
la Toison d'or, au retour d'Héphaïstos
dans l'Olympe, aux principaux épisodes
de la légende de Pélops
et de la vie d'Apollon.
Les matériaux les plus rares ont
été utilisés : stucs
délicats, marbres veinés
aux tons variés de mauve ou gris,
de Carrare ou de Sienne, d’opale
ou d’albâtre.
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Tous ces détails sont autant de symboles
révélateurs de l'esprit des
lieux : Xaipe (« Réjouis-toi
») est le seul mot d'ordre donné
au visiteur de la villa Kérylos |
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Située au niveau de la
mer, la galerie des antiques présente
des moulages grandeur nature des plus belles
statues grecques, comme le célèbre
Apollon du Belvédère, la Venus
de Milo ou le Discobole, dont les originaux
sont conservés à Rome, à
Florence, à Naples et au musée
du Louvre.
Le visiteur pourra découvrir les déesses
et les dieux de l’antiquité qui
ont marqué la civilisation grecque
: Aphrodite, Athéna, Artémis,
Apollon ou encore Arès. |
| Théodore Reinach (1860-1928)
était le plus jeune de trois frères
surdoués, d’une famille de banquiers
venus de Francfort. Personnalités incontournables
de la IIIème République, les
trois frères Reinach étaient
surnommés les « Je-Sais-Tout
», surnom dû à leur extraordinaire
érudition : Joseph, l’aîné,
fut député et collaborateur
de Gambetta ; Salomon, membre de l’Institut,
se distingua comme conservateur du Musée
national des Antiquités. |
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Quant à Théodore,
doté tout jeune d’un double doctorat,
en droit et en lettres, il s’orienta
très rapidement vers l’histoire
de la Grèce antique: à la fois
archéologue, papyrologue, numismate,
musicologue, il fut reçu à l’Académie
des inscriptions et belles lettres et également
député de la Savoie. De sa passion
pour la Grèce, naît le projet
de construire une villa grecque à Beaulieu-sur-mer,
non loin de la Villa
Ephrussi de Rothschild. Madame Reinach
était en effet la cousine du baron
Maurice Ephrussi. |
| Théodore Reinach
confia la réalisation de son rêve
à Emmanuel Pontremoli (1865-1956).
Grand Prix de Rome, élu à
l’Académie des Beaux Arts,
cet architecte et archéologue était
également un passionné de
la Grèce antique. Immédiatement
séduit par le projet, il passa 6
ans, de 1902 à 1908, à créer
la villa Kérylos, dont le nom désigne
l’Alcyon, l’hirondelle de mer
qui, dans la mythologie, annonçait
un présage heureux. |
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Loin d’être une
simple reproduction des nobles demeures de
l’île de Délos, la Villa
Kérylos est plutôt une réinvention
de la Grèce antique.
Il ne s’agit pas pour les deux hommes
de faire un pastiche mais de créer
une œuvre originale en « pensant
grec ».
Emmanuel Pontremoli fait la preuve de son
génie en aménageant subtilement
au milieu du luxe antique le confort moderne
des villas de la Belle Epoque : bassin du
Balneion alimenté en eau par des robinets
dissimulés sous des grilles rondes,
ou cet étonnant piano pliant conçu
par Pleyel dont la |
| mécanique est cachée
dans un coffre en citronnier.
La Villa Kérylos est ainsi un lieu
magique de mémoire qui offre un regard
très vivant sur la culture antique
et un témoin de la Belle Epoque.
Hommage très original à la
civilisation antique, elle s’inscrit
aussi dans la tradition de la Riviera. Beaulieu-sur-mer
était alors à la fin du XIXème
siècle et au début des années
1900 le lieu de rencontre des grands de
ce monde. |
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| A sa mort en 1928,
Théodore Reinach lègue la Villa
Kérylos à l’Institut de
France, dont il était membre. Ses enfants
et petits-enfants l’habitent jusqu’en
1967, date à laquelle elle est classée
monument historique. |
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Villa Kérylos
Impasse Gustave Eiffel
06310 Beaulieu-sur-Mer
Tél. : (33) 4 93 01 01 44
Fax : (33) 4 93 01 31 10
A 10 km de Nice et Monaco, située par
la basse corniche (N98).
A 9 min de la gare SNCF de Beaulieu.
A 800m de la villa Ephrussi de Rothschild,
au bord de la baie de Beaulieu sur Mer.
Parking de la mairie ou parking de la poste.
. La Villa Kérylos est ouverte tous
les jours, toute l'année, sans exception.
Du 2 février au 7 novembre : de 10
h à 18 h (19 h en juillet et août)
Du 8 novembre au 1 février : de 10
h à 18 h week-end et vacances scolaires,
de 14 h à 18 h en semaine
. La Librairie-boutique culturelle est ouverte
selon les horaires du Musée. |
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