| de barrage de Saint-Cassien
(1964), dont la retenue est utilisée
pour l'alimentation en eau, l'irrigation,
le tourisme (pêche et baignade réglementées)
et la lutte contre les incendies.
Au Pré-Claou, suivre, à droite,
la D37 jusqu'au pont, pour avoir une bonne
vue d'ensemble sur le lac, puis revenir
en longeant le lac.
Par-delà l'autoroute, rejoindre la
RN7 au carrefour du Logis-de-Paris.
L'Esterel est un massif volcanique de l'ère
primaire, fracturé et démantelé
par l'érosion.
Les porphyres rouges n'occupent que le
nord et l'est, plus élevés,
formant escarpements et pitons et, à
leur pied, des coulées de blocs,
ou «glaïrés».
La forêt cachait jadis brigands ou
bagnards évadés, qui fréquentaient,
dit-on, l'Auberge des Adrets (XVIIème
siècle, remaniée). Aujourd'hui
bien dégradée (maquis, cistes),
cette forêt a peu de valeur économique.
Les chênes, encore démasclés,
ont le tronc rouge vin. Quant aux pins maritimes,
ils ont été ravagés
par les incendies et par un parasite. L'essor
trop rapide du tourisme rend délicates
la défense et la restauration de
cette forêt (reboisement, zones de
détente et de loisirs).
Suivre la RN7 vers Fréjus.
A 3 km (carrefour), prendre la route du
mont Vinaigre ; à la maison forestière
de Malpey, tourner à gauche.
La montée offre de belles vues sur
l'intérieur du massif.
A son terme, un sentier rocheux conduit
en dix minutes au point culminant, d'où
le panorama est magnifique.
Rejoindre la RN7 ; passé un belvédère,
la route descend dans le vallon de la Moure.
Peu après la carrière de pyroméride
(roche de la famille du granite) du Gargalon,
tourner à droite au carrefour.
La route passe près de restes de
l'aqueduc romain de Fréjus et aboutit
à l'échangeur de l'autoroute
A8.
A droite, par une mauvaise route qui traverse
le Reyran à gué (à
4 km), puis par un sentier (1 km), on peut
atteindre l'ancien barrage de Malpasset,
rompu en décembre 1959.
Traverser en direction du zoo. On longe
un moment l'autoroute (que l'on peut franchir
si l'on veut se rendre au zoo et au Safari,
parc avec animaux sauvages et fauves en
liberté, qui se visite en voiture).
On rejoint la D4 à la hauteur d'un
ancien camp de soldats africains (à
droite, copie d'une mosquée soudanaise,
panorama) et l'on descend parmi les pins
vers la RN7 et la plaine de Fréjus,
dont les vignes et les vergers (spécialité
de pêches blanches) ont été
replantés après la catastrophe
de 1959.
Port de guerre et garnison à l'époque
romaine, Fréjus
(Forum |
Julii) en garde
de nombreux vestiges : à l'ouest,
l'amphithéâtre (ou arènes)
et la porte des Gaules; au sud, la citadelle,
les thermes et le port ; à l'est,
le théâtre, l'aqueduc.
Dans la vieille ville, on verra d'abord
la cathédrale. Élevée
à la fin du XIIème siècle
et dotée de deux nefs, elle représente
l'un des premiers essais gothiques en Provence,
comme en témoigne la lourdeur des
croisées d'ogives.
Les belles portes sculptées du portail
sont du XVIème siècle (dans
les panneaux supérieurs, scènes
de la vie de la Vierge). Stalles et retable
du xvème siècle, crucifix
en bois du XVIème siècle Le
cloître (XIIème-XIIIème
siècles, avec plafond de bois peint
du XVème siècle) abrite le
musée (antiquités locales,
dont une magnifique mosaïque gallo-romaine,
et histoire du vieux Fréjus).
Le baptistère, du IVème siècle,
est l'un des plus anciens de France. Il
consiste en une salle octogonale, entourée
par huit colonnes de granit noir, surmontées
de chapiteaux corinthiens de marbre blanc.
Granit et marbre proviennent d'un édifice
antique. L'ensemble est couronné
par une coupole reposant sur seize piles
monolithes. Cet intéressant monument
est d'un type unique en France.
L'ancien évêché (façade
est du XIVème siècle) est
occupé par l'hôtel de ville.
On gagnera Saint-Raphaël
en suivant la route de Cannes
(RN7), qui longe les ruines de l'aqueduc
romain et un bel ensemble de pins parasols.
A la pagode, bâtie pour les soldats
annamites de la Première Guerre mondiale,
prendre, à droite, la D37, qui serpente
parmi les pins, puis rejoint Saint-Raphaël
à travers la station de villégiature
de Valescure.
Ancien village de pêcheurs, Saint-Raphaël
vit Napoléon Bonaparte rentrer d'Égypte,
en 1799, et partir pour l'île d'Elbe,
en 1814.
Lancé d'abord sous le Second Empire
par un groupe d'écrivains et d'artistes,
Saint-Raphaël
est devenu une station touristique. Dans
la vieille ville, on verra l'église
des Templiers (XIIème siècle)
et le musée d'Archéologie
sous-marine, puis on gagnera le front de
mer et le nouveau port de plaisance. |
La corniche de l'Esterel
(N98), ouverte en 1903 au-delà de
Boulouris (plages, nécropole militaire
de la dernière guerre), longe ici
la partie la plus basse de l'Esterel, peuplée
de pins d'Alep. Au Dramont, une carrière
de porphyre bleu entaille un ancien volcan
avorté (à gauche de la route).
Sur la plage, un monument commémore
le débarquement
du 15 août 1944. plus loin, le
parc du Dramont est un lieu de promenades
(beau panorama depuis le sémaphore).
De la baie d'Agay, dominée par le
Rastel d'Agay, part la route du pic de l'Ours
(relais TV).
Bientôt apparaît un paysage
devenu célèbre : petites criques
alternant avec des promontoires burinés
par les embruns et porphyre, dont le rouge
contraste violemment avec le bleu intense
de la mer et du ciel.
Des replats, particulièrement nets
à l'île des Vieilles, signalent
un ancien niveau marin.
De la plage d'Anthéor (débarquement
de 1944), on voit le pic du Cap-Roux,
reste du volcan qui émit les coulées
de porphyre rouge ; ses pentes, ravinées,
portent un liséré de lentisques
(arbrisseaux donnant une huile comestible).
Avant la pointe du Cap-Roux (panorama),
la route forestière du pic de l'Ours
mène à un emplacement aménagé
pour pique-nique.
Passé le Trayas, la route s'élève
jusqu'au col de l'Esquillon (parking et
belvédère avec table d'orientation)
et surplombe la mer de 80 m.
Le porphyre rouge disparaît.
La route descend ensuite sur Théoule
(plages, belle vue sur le golfe et les îles),
le vallon de la Raque (port de plaisance).
A La
Napoule, dominée par la cime
de San Peyré, prendre le bord de
mer (N 559).
Le château, en partie du XIVème
siècle, restauré en 1918 par
un sculpteur américain, abrite une
fondation culturelle.
On rentre à Cannes
en longeant la plage et un superbe terrain
de golf.
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